A l’heure du ressuscité dans les villages Karen ?

C’est bien lui que nous voulons retrouver ce jour de Pâques, celui que notre foi et notre amour voudraient saisir comme Marie-Madeleine devant la pierre roulée : Jésus, la source et l’épanouissement de notre vie. Et la liturgie de ces jours nous invite à nous exposer à cet amour si total.

C’est toujours un beau moment quand durant la liturgie pascale, les voiles violets qui couvrent croix et statues de nos petites  chapelles de montagne tombent, presque arrachés. On se retrouve et on se regarde. Mais notre foi n’est pas seulement une disponibilité, elle est aussi une décision : celle de ces 20 adultes des villages reculés qui ont été baptisés  la nuit de Pâques devant leurs frères bouddhistes étonnés, celle de cette jeune fille qui brave les résistances de sa famille animiste pour entrer au noviciat, celle de ces étudiants qui s’accrochent aux études comme à une planche de salut, celle de ce professeur qui part le soir du jeudi saint pour être opéré d’un cancer en suppliant qu’on prie avec lui, celles des villageois qui ont apporté à l’église la semence du riz qu’ils planteront cette année.

Et puis il y a notre promesse renouvelée durant la vigile pascale :  » je te suivrai Jésus« . C’est sur notre décision à le suivre que se construit le royaume ici chez les Karens et là-bas chez vous.

Joyeuses fêtes de Paques à tous.

 

 

Pado Alain, avril 2018

Actus / Chroniques de la montagne

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